La Réalité du Corps Gros

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Pour la personne obèse, la réalité du corps gros s’impose à elle tous les jours dans la souffrance :


1/ la souffrance physiquement vécue rassemble un ensemble de plaintes quotidiennement recueillies : essoufflement, douleurs, perte de mobilité, jambes lourdes, transpiration, irritations cutanées, sexualité limitée, habillement inadapté, déplacements difficiles dans l’environnement urbain.


2/ la souffrance psychiquement vécue est, quant à elle, essentiellement liée au regard de l’autre et aux normes corporelles imposées par la société, qui développent chez le sujet obèse un sentiment d’anormalité et de culpabilité mélangées.

La plupart des stratégies qui visent la réduction de la souffrance vécue par le sujet obèse, visent aussi et presque exclusivement la réduction du poids :
« vous avez mal aux genoux, maigrissez ! »
« vous êtes essoufflés, maigrissez ! »
« vous perdez de la mobilité, maigrissez ! »
« vous vous sentez mal dans votre peau, maigrissez ! »
« bref vous êtes trop gros, alors maigrissez ! »
« Et si vous n’arrivez pas à maigrir, c’est que vous n’avez pas eu le déclic, alors faites une psychothérapie, car maigrir c’est dans la tête » !

Lorsqu’on connaît la difficulté à obtenir un amaigrissement durable, la plupart des personnes obèses vivent donc en permanence, comme l’aurait dit Danielle Bourque, « A 10 kilos du bonheur », donc à côté de leur corps.

Peu de patients, dans les consultations médicales, sont orientés vers des thérapeutes corporels, kinésithérapeutes ou psychomotriciens par exemple, qui pourraient les aider dans le domaine de la douleur, de la mobilité ou de l’image du corps.


Il faut dire que les thérapeutes corporels eux-mêmes n’offrent pas toujours le meilleur accueil au patient obèse, qui pourtant aura déjà vaincu beaucoup de réticences pour venir jusqu’à lui.
Décidément le gros corps n’a qu’à maigrir pour qu’on le prenne en charge !

Dans ces conditions, le corps perd sa qualité de corps vécu pour se retrouver à l’état de chose, c’est-à-dire d’objet et non plus de sujet.


La personne obèse se présente donc souvent comme une tête pensante et un corps désaffecté.
Sa maison-corps finit par ne plus être habitée, tout au plus devient-elle un corps étranger, objet de haine et de dégoût.

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